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	<title>Bellevue CPAs &#187; amateurmatch connexion</title>
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		<title>Adolescence lesbienne: ces jeunes filles qui se sentent «seules au monde»</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Mar 2022 19:15:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[adminjian]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Christelle Lebreton, auteure et chercheuse C&#8217;est officiel: tres peu de femmes quebecoises connues du grand public s&#8217;affichent haut et extri?mement en tant que lesbiennes. Pour une Ariane Moffatt, combien de Dany Turcotte, Alex Perron et autres Jasmin Roy? Quel impact Afin de nos jeunes meufs d&#8217;aujourd&#8217;hui? C&#8217;est precisement le sujet que pose l&#8217;auteure et chercheuse [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2>Christelle Lebreton, auteure et chercheuse</h2>
<p>C&#8217;est officiel: tres peu de femmes quebecoises connues du grand public s&#8217;affichent haut et extri?mement en tant que lesbiennes. Pour une Ariane Moffatt, combien de Dany Turcotte, Alex Perron et autres Jasmin Roy? Quel impact Afin de nos jeunes meufs d&#8217;aujourd&#8217;hui? C&#8217;est precisement le sujet que pose l&#8217;auteure et chercheuse Christelle Lebreton, qui publie ces jours-ci un rare ouvrage sur la question: Adolescences lesbiennes, de l&#8217;invisibilite a la reconnaissance, a toutes les Editions du remue-menage. Cinq points Afin de saisir un enjeu dont on cause trop minimum.</p>
<h2>Gaie, mais jamais lesbienne</h2>
<p>Pour sa these de doctorat (a l&#8217;origine du livre proprement dit), Christelle Lebreton, via ailleurs sociologue et chargee de cours en travail social et sciences humaines a l&#8217;UQAM, a rencontre 20 participantes de 18 a 26 annees.<span id="more-41794"></span> Du nombre, deux se definissent comme bisexuelles, l&#8217;integralite des autres comme lesbiennes. «Mais elles n&#8217;aiment pas le mot», precise l&#8217;auteure. A cause de sa propre «connotation negative», parce que «ca a trop longtemps servi a denigrer», paraphrase-t-elle, les 18 meufs preferent simplement reconnai®tre: «j&#8217;aime nos filles», ou encore «je suis gaie». Quand sont-elles sorties du placard? La majeure partie entre 15 et 18 annees (2 dans 3), une poignee (17 %) apres 19 annees, et encore moins (14 %) avant 15. En moyenne, ca leur a retourne 5 ans, apres avoir commande conscience de un homosexualite, pour se devoiler. Pourquoi tant de moment? C&#8217;est ce que la chercheuse a cherche a comprendre.</p>
<h2>Heterosexisme</h2>
<p>La repose une des sources du probleme, croit-elle. «Nos representations sociales, nos idees qu&#8217;on s&#8217;fait de l&#8217;amour, d&#8217;une relation amoureuse, a l&#8217;adolescence, seront exclusivement heterosexuelles», dit-elle. Que l&#8217;on parle d&#8217;une litterature, du cinema, ou en tele <a href="https://datingmentor.org/fr/amateurmatch-review/">http://www.datingmentor.org/fr/amateurmatch-review/</a>, les scenarios amoureux sont toujours tres stereotypes. Et c&#8217;est ca, l&#8217;heterosexisme, dit-elle : quand ces stereotypes deviennent nos modeles. Cela ressort aussi tres vraiment des entretiens realises au milieu des jeunes femmes. A la question «de quoi parliez-vous entre filles a l&#8217;adolescence?», une seule et unique reponse: «des garcons!». Fait troublant: jamais une femme interrogee ne se souvient qu&#8217;on ait aborde l&#8217;homosexualite pendant sa scolarite (a part via nos conferences du Groupe de recherche et d&#8217;intervention sociale en ecoles). «Niet, zero parle, zero, zero, zero», disent-elles. Autre fait troublant: aucune n&#8217;a connu de professeur ouvertement homosexuel non plus.</p>
<h2>Disqualification sociale</h2>
<p>L&#8217;integralite des jeunes filles interrogees seront issues d&#8217;la classe moyenne et ont un niveau de scolarite «eleve». Cela dit, elles ont presque l&#8217;ensemble de signale a la chercheuse que leurs familles etaient «fermees» a l&#8217;homosexualite. Douze femmes ont meme dit que le sujet est «tabou». «L&#8217;oncle homosexuel, on le ridiculise, on dit qu&#8217;il sera tapette, tel si son homosexualite lui donnait une moindre valeur», signale Christelle Lebreton. Quant aux jeunes femmes, on n&#8217;en parle bien juste jamais. Plusieurs ont appris des annees prochainement que telle tante qui «vivait avec une amie» etait en fera en couple. «Le probleme avec cette invisibilite, poursuit l&#8217;auteure, c&#8217;est que si tu t&#8217;apercois que tu es attiree avec nos meufs, que tu tombes en amour, tu ne sais gui?re que c&#8217;est possible! Lorsque l&#8217;on ne voit aucune modeles, on se dit que c&#8217;est mal. Donc comment apporter un nom a votre qu&#8217;on ressent?» Mes meufs interrogees le confirment: «je me sentais seule au monde», « extra-terrestre », «anormale».</p>
<h2>Culture une feminite</h2>
<p>A l&#8217;adolescence, la construction identitaire tourne bon nombre autour des relations «gars-filles». Le but des jeunes filles, c&#8217;est d&#8217;etre seduisantes en vue d&#8217;«avoir un chum». Mes conversations, on l&#8217;a evoque, tournent bon nombre autour de votre que Christelle Lebreton qualifie de «romance heterosexuelle». Si plusieurs (une sur des) vont effectivement «explorer» avec des filles a votre age, l&#8217;optique avoue reste ici de s&#8217;entrainer pour «pouvoir embrasser les mec apres». Et partout, la meme question revient: «as-tu un amoureux?». «Meme mon orthodontiste!», signale une jeune femme.</p>
<h2>Presomption d&#8217;heterosexualite</h2>
<p>Faute de modeles ou d&#8217;options autres, c&#8217;est forcement le couple hetero qui demeure la norme. Les meufs vont Du Reste etre grandes a avoir des relations avec des garcons, 13 d&#8217;entre elles etant aussi allees jusqu&#8217;au rapport sexuel. «Quand tu finis ton secondaire, c&#8217;est quelque peu la norme», resume l&#8217;auteure. Non, les relations n&#8217;ont jamais dure. Et quand elles ont realise qu&#8217;elles etaient amoureuses, habituellement d&#8217;une meilleure amie, la prise de conscience n&#8217;a «jamais» ete positive, denonce la chercheuse. Jamais? Correctement au contraire. Plusieurs traversent d&#8217;abord une etape de deni, puis une grosse detresse. Une jeune femme concernant trois semble s&#8217;i?tre ici d&#8217;abord crue bisexuelle, «parce que c&#8217;est plus facile», ainsi, «pour evacuer le sentiment de deviance». Conclusion? «Oui, la societe reste plus ouverte aujourd&#8217;hui. On cause de transgenres, c&#8217;est vrai, mais toujours aucun lesbianisme! Comme quand on n&#8217;avait inutile d&#8217;en parler. Mais les lesbiennes n&#8217;ont jamais eu de visibilite sociale. Alors non, ce n&#8217;est pas regle!»</p>
<p>photo fournie avec l&#8217;editeur</p>
<p>Adolescences lesbiennes, de l&#8217;invisibilite a la reconnaissance de Christelle Lebreton</p>
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