Qu’est-ce que Notre liberte? File de philosophie, sujets corriges, questionnaire et reflexions autour une notion au programme bac 2022
Vous pouvez aussi consulter
Dissertation philosophique, sujet national 2019 collection S
Sujet corrige de Pondichery, philosophie 2014, series technologiques
Dans ce cours = Reperage et analyse des distinctions conceptuelles autour des corriges des sujets suivants
I – Qu’est ce que la liberte ? 1. La liberte est une absence de contraintes. 2. Le libre arbitre
LA LIBERTE
J’ai liberte parai®t etre ce qui peut etre experimente a tout instant via une banale decision en volonte qui oriente nos actions en fonction d’un panel qui est notre, lequel pourra a tout moment apporter le assentiment ou le refuser a ce qui se presente. Comme claque remarquer Descartes : ” J’ai liberte se connait sans preuve par la seule experience que nous en avons.”. L’immediatete de votre sentiment lui donne t-il pour autant 1 fondement ? J’ai liberte comme libre decret de la volonte n’est-elle pas une illusion liee a la conjonction une conscience de des actes et de l’ignorance des contraintes qui s’exercent dans nous quand nous choisissons ? La liberte est-elle plus grande lorsqu’apparemment que dalle ne nous pousse a opter pour ? Avons-nous plus d’independance en volonte dans la resistance a votre que une entendement nous impose ou au contraire dans l’acceptation de cela est important au deploiement de l’etre ? Pouvons-nous alors etre libres dans l’ignorance de cela constitue l’essence des choses et la notre ? Etre libre, n’est-ce gui?re vouloir cela s’impose de sa seule necessite a etre ainsi et nullement autrement parce que le deploiement de l’etre l’exige ? N’est-ce gui?re lorsqu’un acte ou une decision ne nous laissent plus le loisir de devenir refuses que nous choisissons le plus pleinement ? Socrate ne pouvait pas vivre sans philosopher parce que philosopher est l’expression la plus profonde de son etre, Van Gogh n’aurait pu concevoir de peindre autrement parce que c’est ainsi qu’il est a sa juste place dans l’existence. Si la liberte reside dans l’aptitude a choisir cela nous accomplit et nous rejouit a Notre fois, n’est-elle nullement le resultat d’une conquete et d’une liberation progressive qui nous apprend a discerner et cela nous detourne de nous-meme bien en se presentant sous l’apparence d’une liberte immediate (l’accomplissement sans frein de pulsion, la volonte de domination et de pouvoir, la paresse, l’absence de contraintes et de discipline aussi bien dans nos actes que nos pensees, l’absence d’exigence pour notre life) ? Loin d’eliminer la contrainte, la liberte ne pourra se concevoir qu’a partir d’elle mais elle substitue a une contrainte imposee de l’exterieur (heteronomie) une contrainte necessaire que l’etre s’impose a lui-meme
(autonomie). Comme le fait remarquer Rousseau : “l’impulsion du seul appetit reste esclavage, ainsi, l’obeissance a Notre loi qu’on s’est prescrite est liberte”. La liberte releve bien davantage de l’exigence qu’on s’impose a soi et du devoir pour ce que l’on a a etre que de l’immediatete et de la facilite. En ce sens, nous pouvons comprendre que “nous sommes condamnes a etre libres” comme le evoque Sartre. Nous devons repondre de des actes et de nos engagements malgre les determinismes agissants sur nous, bien que nous n’ayons jamais la connaissance d’la totalite des parametres tel si nous en etions pleinement nos auteurs. Pouvoir repondre de nous, voila l’imperatif exige par la morale et l’existence avec nos semblables et cela doit pouvoir l’etre de tout homme quelque soit le effectif degre de liberte. Kant va meme jusqu’a reconnaitre qu’il n’existe peut-etre pas de acte libre (dont nous serions la cause initiatrice) au monde, Pour cela, nous devons postuler la liberte humaine comme condition de l’exigence morale elle-meme condition d’la valeur une personne humaine a partir de laquelle le devoir de respect te prend sens. Lorsqu’un homme est juge dans un tribunal, on le suppose libre d’avoir agi autrement sans quoi on ne pourrait nullement le punir et en ce sens la punition est votre droit, une reconnaissance de son humanite. Si l’experience de la liberte n’est nullement humainement possible, il est toutefois specifiquement humain de l’exiger ainsi que l’attendre en depit des exemples d’alienation multiples. Nous nous donnons nos lois qui nous punirons lorsque nous les enfreindrons mais une telle contrainte nous libere toutefois de l’arbitraire du pouvoir humain. Ainsi que le dit Rousseau “un peuple obeit a toutes les lois, mais il n’obeit qu’aux lois et c’est par la force de lois qu’il n’obeit jamais aux hommes.” N’avons-nous jamais enfin la liberte que nous exigeons de nous, que nous nous donnons pour notre grandeur et pour notre malheur ?